La Cour des Aulnays est un petit manoir dont les bâtiments datant du XVe, XVIe et du tout début XIXe siècles sont entourés d’une propriété de cinq hectares à cinq kilomètres du bourg de Challain-la-Potherie, dans le Haut Anjou.

Les bâtiments et les terres ont gardé des traces de sa longue histoire de seigneurie jusqu’à la Révolution Française, puis des batailles pendant la Terreur et de deux siècles en tant que ferme ensuite, jusqu’en 2007.

Se situant juste en arrière de la façade atlantique, deuxième destination touristique après la façade méditerranéenne, le Maine-et-Loire possède de nombreux atouts afin d’attirer les touristes. Département rural, il mise depuis plusieurs années sur le thème de la nature et du végétal.

Son offre touristique inclut également la Loire, le vignoble angevin, les châteaux et l’habitat troglodyte. Le tourisme en
Maine-et-Loire représente un pan important de l’économie du département, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an, dégageant un chiffre d’affaires direct et indirect de 1,5 milliard d’euros. En 2009, le Maine-et-Loire comptait au total 90 622 lits touristiques, dont 43 % de lits marchands.

L’Anjou Bleu est un vaste territoire qui s’étire depuis les frontières de Bretagne jusqu’aux rivières de la Sarthe et de la Mayenne. Multitude de paysages et d’activités, il trouve son nom dans le bleu des ardoises, du ciel et des rivières. Situé dans le quart nord-ouest du département, il est bordé de Nantes, Rennes, Tours, Le Mans et Angers. La Cour des Aulnays est à une heure de Nantes et de Rennes, 45 minutes d’Angers et de Laval, trente minutes de Châteaubriant et d’Ancenis.

Ce territoire a vécu l’extraction du fer et des ardoises, puis a connu la fermeture des mines, qui subsistent aujourd’hui comme le patrimoine commun des habitants du Segréen. Au XIXe plusieurs fours à chaux, dont un à la Cour des Aulnays, permettent de transformer le calcaire extrait du sous-sol, en chaux, très utilisée tant en construction qu’en agriculture. « De cette vitalité est née l’identité forte et présente d’un territoire en développement qui fait la part belle au bien vivre, à la convivialité et à la transmission des savoirs » mentionne la présentation du territoire sur le site de l’Anjou Bleu.

La région du Haut-Anjou est caractéristique de la douceur angevine. Le climat du Maine-et-Loire étant un climat de transition entre le climat océanique de la côte atlantique et le climat continental de la Touraine, les hivers y sont doux et les étés agréables. À l’arrivée des perturbations venant de l’océan Atlantique, le Haut-Anjou est en première ligne. Le nombre de jours de précipitations y oscille entre 140 et 150 par an.

Le Haut-Anjou était jusqu’à la Révolution Française connu sous le nom de Craonnais, jusqu’à ce que Craon et sa région soit intégrées dans le département de la Mayenne. Ce territoire se situant à proximité direct de la Bretagne, il fera partie de la marche de Bretagne. L’avènement de la féodalité fera sortir de terre de nombreuses places fortes afin de protéger le territoire des incursions bretonnes.

Extrait de L’Histoire de la Baronnie de Candé de René de L’Espéronnière, 1893 : « Le canton de Candé est bizarrement formé de deux parties irrégulières, reliées par la ville de Candé. La plus grande portion est bornée à l’Ouest par le département de la Loire Inférieure, et par les cantons de Pouancé, et de Segré au Nord, du Lion-d’Angers à l’Est, et du Louroux-Béconnais au Sud. Le second tronçon, uniquement composé de la commune de Freigné, est enclavé dans la Loire-Inférieure, à l’exception de sa limite est qui se rattache à Candé et au canton du Louroux. Sa contenance est de 22,204 hectares, qui se répartissent presque entièrement en terres labourables et en prairies. Le reste se
partage entre des bois peu étendus, de petits étangs et quelques rares parcelles incultes. L’agriculture est en progrès constant depuis un demi-siècle. Plusieurs exploitations industrielles contribuent à la richesse du pays. Des ateliers de machines agricoles, une importante minoterie, une fabrique de cierges, des teintureries, des briqueteries et des tanneries donnent une vive. Impulsion au commerce déjà si considérable de Candé, dont les foires mensuelles sont classées parmi les plus importantes de la région ; la commune d’Angrie possède les ardoisières de la Boue et de la Grée-des-Cerisiers, et les fours à chaux de la Veurière. Partout la pierre et le sable offrent une facile exploitation, et de beaux arbres, encore nombreux, permettent de négliger l’usage du fer dans la plupart des constructions rurales. Le pays est gai et pittoresque, mouvementé de collines et sillonné de ruisseaux dont les eaux tranquilles, souvent ombragées de saules et de peupliers, fertilisent de longues coulées de prairies. Rien de tranché ni de heurté ; partout une grâce un peu nonchalante, une nature calme et souriante, — véritable image des populations douces et paisibles qui habitent ce coin de l’Anjou. Le canton comprend six communes. La superficie de Challain-la-Potherie est alors de 4788 hectares, et sa population de 2049 habitants d’après le recensement de 1891.
» Challain la- Potherie a aujourd’hui une superficie de 47,87 km² pour 824 habitants (2014).